"I'm fooled by something inside my head.
If I lay down now
I might seem kinda dead
Just keep on wasting time."
© Where I'm Headed - Lene Marlin
Le médecin dit que je m'en sors bien...
Pourquoi ? Parce que je pourrai sans doute remarcher sans aucun problème ?
Ou alors parce qu'il est plus simple de renoncer à avoir des enfants, que de perdre la vue ?
Cette vilaine cicatrice, je ne l'ai vue que lors de ma première toilette en solitaire et j'avoue que je n'ai pas eu besoin de demander d'explication.
Compte tenu de mon état de santé actuel, à part le corps médical, personne ne me verra nue avant un moment...
Le temps d'en faire le deuil ? C'est bizarre comme je n'avais jamais autant pensé à la maternité jusqu'à ce que je sache que ça ne m'arriverais jamais, la seule chose qui naîtra au creux de mon bassin c'est la douleur.
Mes pensées sont interrompues par un bruit de pas, Elle ne devrait pas être là, nous ne sommes plus un couple et à bien y regarder, je ne suis presque plus humaines.
"- Comment tu te sens ?
- Super bien, d'ailleurs je vais aller faire un jogging ! Ah non, j'oubliais, je me suis mangée un camion donc je suis alitée...
- J'aime pas quand tu deviens sarcastique, tu le sais ?
- Non, je ne sais rien ! La preuve, je me suis réveillée un matin et tu ne m'aimais plus... Casses toi !"
Alors Elle pleure en prenant son sac avant de tourner les talons et je me sens coupable d'être aussi cruelle mais qui s'est soucié de ma peine après la rupture ? Certainement pas Elle...
L'équation suivante m'a traversée l'esprit : Si mon corps souffre, j'ai droit à sa pitié donc dois dire merci ou ça m'est due ?
Vivement mon départ vers le centre de rééducation, je ne supporte plus l'odeur de l'hôpital et ces "aller / retour" permanents de gens qui essaient de se donner bonne conscience. La vérité est là quand l'esprit souffre, on est seul mais dès lors que la douleur est visible, chacun voit sa présence comme une voie rapide vers l'absolution.
dimanche 8 novembre 2009
mercredi 4 novembre 2009
Ægroto dum anima est, spes est
"Que j'aie tout fait,
Pour gagner leur amour,
Et ceux qui m'aiment,
Me fuient..."
© La zizanie - Zazie
Jamais de ma vie, je n'ai connu de réveil aussi difficile que ce matin là...
Ce premier matin du reste de ma vie...
Pourquoi tout mon corps me fait-il aussi mal ?
Cette mauvaise sensation, qui me fait douter d'avoir réintégrer mon propre corps, me donne déjà quelques regrets quant à ma décision d'affronter tout ça.
Peut-être que je pourrai me rendormir pour quelques heures encore ?
Trop tard, elles se pressent autour de moi mais je n'arrive pas à distinguer qui est qui dans le flou, tout ce bruit c'est trop soudain et dans mon état normal, j'aurai déjà pousser une belle gueulante.
Ma mère me tend en tremblant un miroir, sur le moment, je ne saisie pas l'intensité du geste jusqu'à ce que je vois s'afficher cette image abîmée qui me sert de reflet.
De chaque côté de mon visage : une balafre de 20cm allant de l'oreille à la jointure des pommettes et des joues, cicatrice plus discrète au niveau de l'arcade sourcilière et tout autant d'hématomes violacés et disgracieux.
Moment de stupeur... Je ris nerveusement de cette nouvelle apparence d'élephant woman avant d'éclater en sanglots, maudite destinée, salope de vie !
Puis Elle se penche sur moi, le semblant de pitié que je lui dans ses yeux me donne envie de la repousser mais je rends compte que mes jambes sont solidement attachées...
Mon premier réflexe : essayer de sentir le bout de mes pieds, j'aurai du m'abstenir car après un millième de second de joie, une vive douleur me remonte le mollet.
Ces larmes ne seront pas les dernières, je le sais déjà...
Pour gagner leur amour,
Et ceux qui m'aiment,
Me fuient..."
© La zizanie - Zazie
Jamais de ma vie, je n'ai connu de réveil aussi difficile que ce matin là...
Ce premier matin du reste de ma vie...
Pourquoi tout mon corps me fait-il aussi mal ?
Cette mauvaise sensation, qui me fait douter d'avoir réintégrer mon propre corps, me donne déjà quelques regrets quant à ma décision d'affronter tout ça.
Peut-être que je pourrai me rendormir pour quelques heures encore ?
Trop tard, elles se pressent autour de moi mais je n'arrive pas à distinguer qui est qui dans le flou, tout ce bruit c'est trop soudain et dans mon état normal, j'aurai déjà pousser une belle gueulante.
Ma mère me tend en tremblant un miroir, sur le moment, je ne saisie pas l'intensité du geste jusqu'à ce que je vois s'afficher cette image abîmée qui me sert de reflet.
De chaque côté de mon visage : une balafre de 20cm allant de l'oreille à la jointure des pommettes et des joues, cicatrice plus discrète au niveau de l'arcade sourcilière et tout autant d'hématomes violacés et disgracieux.
Moment de stupeur... Je ris nerveusement de cette nouvelle apparence d'élephant woman avant d'éclater en sanglots, maudite destinée, salope de vie !
Puis Elle se penche sur moi, le semblant de pitié que je lui dans ses yeux me donne envie de la repousser mais je rends compte que mes jambes sont solidement attachées...
Mon premier réflexe : essayer de sentir le bout de mes pieds, j'aurai du m'abstenir car après un millième de second de joie, une vive douleur me remonte le mollet.
Ces larmes ne seront pas les dernières, je le sais déjà...
mardi 3 novembre 2009
Ad vitam æternam
"Darling you gotta let me know
Should I stay or should I go?"
© Live at Shea Stadium - The Clash
Dans une pièce immaculée, je flotte au dessus de mon propre corps, mon esprit s'évade au gré des quelques forces qui me restent...
Dans le couloir, elles pleurent ! Elles ? Les femmes de ma vie : ma mère, mes soeurs puis elle : la cause de tous mes soucis, celle à cause de qui j'ai essayé de changer d'air après qu'elle m'ait dit "nos envies ne vont plus dans le même sens, je veux qu'on arrête".
Même à demi morte, je ressens encore ce presque rien de douleur, celui qui fait mal au réveil et dont on sait bien qu'il ne passera pas de si tôt.
Lorsque mon corps a heurté le sol, ma première pensée a été l'espoir que le temps s'arrête mais j'ai oublié de préciser que la douleur devait aussi s'arrêter.
Je ne sais pas ce qui est le plus difficile : survivre à l'accident ou survivre à la rupture de trop...
Autour de moi, ce silence entrecoupé de bips électroniques, me rappel que ma vie ne tient plus qu'à un fil au sens propre comme au figuré.
Il faudrait que je me décide à reprendre les choses en main mais j'ai trop peur d'affronter mon avenir sans compter sur le présent : les larmes, la peine, la douleur...
Pardonnez moi !
Should I stay or should I go?"
© Live at Shea Stadium - The Clash
Dans une pièce immaculée, je flotte au dessus de mon propre corps, mon esprit s'évade au gré des quelques forces qui me restent...
Dans le couloir, elles pleurent ! Elles ? Les femmes de ma vie : ma mère, mes soeurs puis elle : la cause de tous mes soucis, celle à cause de qui j'ai essayé de changer d'air après qu'elle m'ait dit "nos envies ne vont plus dans le même sens, je veux qu'on arrête".
Même à demi morte, je ressens encore ce presque rien de douleur, celui qui fait mal au réveil et dont on sait bien qu'il ne passera pas de si tôt.
Lorsque mon corps a heurté le sol, ma première pensée a été l'espoir que le temps s'arrête mais j'ai oublié de préciser que la douleur devait aussi s'arrêter.
Je ne sais pas ce qui est le plus difficile : survivre à l'accident ou survivre à la rupture de trop...
Autour de moi, ce silence entrecoupé de bips électroniques, me rappel que ma vie ne tient plus qu'à un fil au sens propre comme au figuré.
Il faudrait que je me décide à reprendre les choses en main mais j'ai trop peur d'affronter mon avenir sans compter sur le présent : les larmes, la peine, la douleur...
Pardonnez moi !
mercredi 28 octobre 2009
Omnia vincit amor
"Les liaisons dangereuses,
donnent aussi quelques fois des bleus au coeur."
© Les liaisons dangereuses - Frédéric Chateau
Si mes souvenirs sont exacts c'est ici que tout a commencé...
Vous voyez ce corps ensanglanté au dessus duquel des médecins s'affèrent ? C'est moi !
Quand je pense qu'il y a encore quelques heures, je savourais le plaisir de conduire sous un si beau ciel étoilé... En y repensant bien, j'ai eu une intuition parce qu'à mon avis, les choses vont être beaucoup moins sympa en ce qui concerne mon avenir.
Le plus incohérent dans cela, c'est que je puisse encore me poser la question suivante : à combien s'élevait la probabilité qu'un camion écossais se retourne en pleine forêt parisienne ?
Dès que je serai consciente, il faudra que je dise au médecin que mes derniers souvenirs sont confus à cause du choc, du bruit sourd des vitres qui explosent et de l'énergie qu'il m'a fallu pour m'extraire du véhicule.
donnent aussi quelques fois des bleus au coeur."
© Les liaisons dangereuses - Frédéric Chateau
Si mes souvenirs sont exacts c'est ici que tout a commencé...
Vous voyez ce corps ensanglanté au dessus duquel des médecins s'affèrent ? C'est moi !
Quand je pense qu'il y a encore quelques heures, je savourais le plaisir de conduire sous un si beau ciel étoilé... En y repensant bien, j'ai eu une intuition parce qu'à mon avis, les choses vont être beaucoup moins sympa en ce qui concerne mon avenir.
Le plus incohérent dans cela, c'est que je puisse encore me poser la question suivante : à combien s'élevait la probabilité qu'un camion écossais se retourne en pleine forêt parisienne ?
Dès que je serai consciente, il faudra que je dise au médecin que mes derniers souvenirs sont confus à cause du choc, du bruit sourd des vitres qui explosent et de l'énergie qu'il m'a fallu pour m'extraire du véhicule.
mercredi 26 août 2009
Elle dit non...
"Dans des draps sales,
On se met à feu et à sang...
Seulement la nuit ...
Nos baisers sont les pires !"
© Seulement la nuit - Nina Morato
Je n'aime pas jouer trop longtemps au même jeu...
On va se cacher combien de temps encore ?
Est ce que c'était une bonne idée d'aller aussi loin ?
Pourquoi on a pas arrêté avant ?
En guise de réponses des silences, des vides, des manques, des larmes...
Quand prendras-tu le temps de te demander qui tu es ?
Un jour, il faudra que cette belle image, bien lisse, tu la brises parce que ce n'est pas réellement ton reflet dans le miroir.
Les gens qui t'entourent vont, au fur et à mesure, s'en rendre compte avant de t'en vouloir de leur avoir menti...
Autant que moi je t'en veux mais pas parce que ça me détruit, mais pire, parce que ça me rend invisible dans ta vie : pas de place, pas de trace !
Tu peux partir en claquant toutes les portes de l'enfer, ça n'y changera rien !
Sauf qu'un jour, c'est la porte de mon cœur qui te sera interdite et tu passeras par l'entrée où toutes celles avant toi qui n'ont pas compté, sont passées.
On se met à feu et à sang...
Seulement la nuit ...
Nos baisers sont les pires !"
© Seulement la nuit - Nina Morato
Je n'aime pas jouer trop longtemps au même jeu...
On va se cacher combien de temps encore ?
Est ce que c'était une bonne idée d'aller aussi loin ?
Pourquoi on a pas arrêté avant ?
En guise de réponses des silences, des vides, des manques, des larmes...
Quand prendras-tu le temps de te demander qui tu es ?
Un jour, il faudra que cette belle image, bien lisse, tu la brises parce que ce n'est pas réellement ton reflet dans le miroir.
Les gens qui t'entourent vont, au fur et à mesure, s'en rendre compte avant de t'en vouloir de leur avoir menti...
Autant que moi je t'en veux mais pas parce que ça me détruit, mais pire, parce que ça me rend invisible dans ta vie : pas de place, pas de trace !
Tu peux partir en claquant toutes les portes de l'enfer, ça n'y changera rien !
Sauf qu'un jour, c'est la porte de mon cœur qui te sera interdite et tu passeras par l'entrée où toutes celles avant toi qui n'ont pas compté, sont passées.
lundi 13 juillet 2009
Le suçon...
"Kiss me, out of the bearded barley
Nightly, beside the green, green grass
Swing, swing, swing the spinning step
You wear those shoes and I will wear that dress"
© Kiss me - Six Pence None The Richer
Ce matin, il fait bon, j'adore sortir au petit jour dans les rues de Paris, j'ai l'impression d'être encore plus vivante quand le monde semble mort ou simplement endormie.
Dans ce lit qui me parait de plus en plus étranger, un homme sommeil paisiblement sans se douter que dans ma tête et dans mon corps tout est désordonné.
J'ai sans doute été naïve de penser que sans attache, on ne crée pas de lien...
S'il était mon prince charmant, je culpabiliserais d'être une traîtresse, d'avoir céder du terrain à l'ennemie mais quand elle m'a pris la main, j'ai eu envie de me blottir dans ses bras et d'oublier que je n'était plus la seule dans la vie de monsieur. L'ai-je vraiment été ?
Alors, j'ai attisé le feu du mieux que j'ai pu, parce que je suis fragile et que j'ai besoin d'être aimé pour m'aimer, peut être même pour vivre.
Elle si belle que je me sens coupable de n'être que moi et pas une autre, celle qui pourrait lui dire "je t'aime comme une femme peut en aimer une autre", "ça m'est égal ce que les gens penseront de nous", "je vais le quitter pour elle et tant pis si mon monde s'écroule" parce que sans elle, je n'ai plus de raison de continuer.
Toutes les solutions, bonnes ou mauvaises, m'ont traversée l'esprit : suicide, chantage, violence, indifférence, accident de la route, fuite...
Putain, je voudrai la sortir de mon esprit cette garce !
Arrêter de penser qu'après ses baisers, il n'y a rien comme à l'époque où on pensait que la terre était plate... Contrairement à elle qui a les plus belle rondeurs que j'ai vu...
Mon téléphone vibre 2 sms : dans le premier : il me demande où j'ai passé la nuit et dans le second : elle me demande si mon suçon me plaît. Sur mon cou, j'ai l'impression que la sensation de chaleur ne s'estompera pas de si tôt, ça me fait sourire.
Par la fenêtre de l'immeuble, je la vois qui me souris en me faisant signe de revenir, elle est à moitié nue et j'ai faim, il m'attendra bien quelques heures de plus...
Nightly, beside the green, green grass
Swing, swing, swing the spinning step
You wear those shoes and I will wear that dress"
© Kiss me - Six Pence None The Richer
Ce matin, il fait bon, j'adore sortir au petit jour dans les rues de Paris, j'ai l'impression d'être encore plus vivante quand le monde semble mort ou simplement endormie.
Dans ce lit qui me parait de plus en plus étranger, un homme sommeil paisiblement sans se douter que dans ma tête et dans mon corps tout est désordonné.
J'ai sans doute été naïve de penser que sans attache, on ne crée pas de lien...
S'il était mon prince charmant, je culpabiliserais d'être une traîtresse, d'avoir céder du terrain à l'ennemie mais quand elle m'a pris la main, j'ai eu envie de me blottir dans ses bras et d'oublier que je n'était plus la seule dans la vie de monsieur. L'ai-je vraiment été ?
Alors, j'ai attisé le feu du mieux que j'ai pu, parce que je suis fragile et que j'ai besoin d'être aimé pour m'aimer, peut être même pour vivre.
Elle si belle que je me sens coupable de n'être que moi et pas une autre, celle qui pourrait lui dire "je t'aime comme une femme peut en aimer une autre", "ça m'est égal ce que les gens penseront de nous", "je vais le quitter pour elle et tant pis si mon monde s'écroule" parce que sans elle, je n'ai plus de raison de continuer.
Toutes les solutions, bonnes ou mauvaises, m'ont traversée l'esprit : suicide, chantage, violence, indifférence, accident de la route, fuite...
Putain, je voudrai la sortir de mon esprit cette garce !
Arrêter de penser qu'après ses baisers, il n'y a rien comme à l'époque où on pensait que la terre était plate... Contrairement à elle qui a les plus belle rondeurs que j'ai vu...
Mon téléphone vibre 2 sms : dans le premier : il me demande où j'ai passé la nuit et dans le second : elle me demande si mon suçon me plaît. Sur mon cou, j'ai l'impression que la sensation de chaleur ne s'estompera pas de si tôt, ça me fait sourire.
Par la fenêtre de l'immeuble, je la vois qui me souris en me faisant signe de revenir, elle est à moitié nue et j'ai faim, il m'attendra bien quelques heures de plus...
mardi 16 juin 2009
Mon héroïne
"I hope you're feeling happy now
I see you feel no pain at all it seems
I wonder what you're doin' now
I wonder if you think of me at all
Do you still play the same moves now
Or are those special moods
For someone else
I hope you're feeling happy now..."
© Skunk Anansie - Hedonism
Assises côte à côte, nous sommes pourtant à mille lieux l'une de l'autre...
Déjà plus d'une heure que je tente d'oublier tout un tas d'images de la nuit dernière, pendant que tu te contentes de nier l'évidence : tu as aimé goûter au fruit défendu, ça se voit dans tes yeux.
Pas un mot... Pas un geste...
Je sors fumer une clope avant de me noyer à m'en faire mal au crâne et l'air de rien, tu te glisses derrière moi comme un courant d'air. Dans les escaliers, je sens ton souffle qui s'accélère de plus en plus : à quoi tu penses ?
Dos à dos dans la cours en bas de l'immeuble, je me surprends à chercher l'odeur de tes cheveux dans l'air puis je me rends compte, qu'appuyée sur le rebord d'une fenêtre, tu me détailles mon anatomie en souriant : à quoi tu joues ?
Mon mobile vibre dans ma poche "Rejoins moi dans 10 minutes au second", à peine le temps de lever la tête que tu as déjà tourné les talons... 10 minutes c'est long... Pourquoi ne pas me l'avoir dit en face ?
Au second, l'ambiance est feutrée, dans la salle de repos, les stores sont ouverts à moitié laissant passer ici et là des rayons de soleil. Mon regard parcourt les canapés en cuir rouge, jusqu'à distinguer ta silhouette allongée en travers, pieds nus.
Un "Viens..." traverse la pièce, un "plus près" le poursuit et je m'assois maladroitement en face de toi, dans le noir j'ai du mal à évaluer les distances, à la lueur de téléphone je distingue ton sourire : ça t'amuse ?
Sans quitter l'écran des yeux, tu lances un "On avait dit pas d'attaches, mais j'ai trop envie" et ta main saisie mon genou, mon jean est troué, je sens ta chaleur de ta paume sur ma peau.
Qu'est ce que je dois faire ? M'avancer ? T'attraper ?
On devrait pas... Mais c'est trop bon de sentir ta langue creuser mon corps, de te saisir en douceur par la taille alors que tu essaies de t'échapper.
Plus j'en prends, plus j'en veux...
...
"Ta peau est douce..." me souffles-tu dans le cou avant de déposer un baiser sur mon épaule, tes mains glissent de haut en bas sur mon dos et je sens ton poison qui coule dans mes veines.
"- J'ai la tête qui tourne...
- Moi aussi...
- Qu'est qu'on va faire ?
- D'abord se rhabiller, puis...
- Pas d'attache, je sais..."
...
Mon mobile vibre "Je suis accro... Tu passes chez moi ce soir ?".
I see you feel no pain at all it seems
I wonder what you're doin' now
I wonder if you think of me at all
Do you still play the same moves now
Or are those special moods
For someone else
I hope you're feeling happy now..."
© Skunk Anansie - Hedonism
Assises côte à côte, nous sommes pourtant à mille lieux l'une de l'autre...
Déjà plus d'une heure que je tente d'oublier tout un tas d'images de la nuit dernière, pendant que tu te contentes de nier l'évidence : tu as aimé goûter au fruit défendu, ça se voit dans tes yeux.
Pas un mot... Pas un geste...
Je sors fumer une clope avant de me noyer à m'en faire mal au crâne et l'air de rien, tu te glisses derrière moi comme un courant d'air. Dans les escaliers, je sens ton souffle qui s'accélère de plus en plus : à quoi tu penses ?
Dos à dos dans la cours en bas de l'immeuble, je me surprends à chercher l'odeur de tes cheveux dans l'air puis je me rends compte, qu'appuyée sur le rebord d'une fenêtre, tu me détailles mon anatomie en souriant : à quoi tu joues ?
Mon mobile vibre dans ma poche "Rejoins moi dans 10 minutes au second", à peine le temps de lever la tête que tu as déjà tourné les talons... 10 minutes c'est long... Pourquoi ne pas me l'avoir dit en face ?
Au second, l'ambiance est feutrée, dans la salle de repos, les stores sont ouverts à moitié laissant passer ici et là des rayons de soleil. Mon regard parcourt les canapés en cuir rouge, jusqu'à distinguer ta silhouette allongée en travers, pieds nus.
Un "Viens..." traverse la pièce, un "plus près" le poursuit et je m'assois maladroitement en face de toi, dans le noir j'ai du mal à évaluer les distances, à la lueur de téléphone je distingue ton sourire : ça t'amuse ?
Sans quitter l'écran des yeux, tu lances un "On avait dit pas d'attaches, mais j'ai trop envie" et ta main saisie mon genou, mon jean est troué, je sens ta chaleur de ta paume sur ma peau.
Qu'est ce que je dois faire ? M'avancer ? T'attraper ?
On devrait pas... Mais c'est trop bon de sentir ta langue creuser mon corps, de te saisir en douceur par la taille alors que tu essaies de t'échapper.
Plus j'en prends, plus j'en veux...
...
"Ta peau est douce..." me souffles-tu dans le cou avant de déposer un baiser sur mon épaule, tes mains glissent de haut en bas sur mon dos et je sens ton poison qui coule dans mes veines.
"- J'ai la tête qui tourne...
- Moi aussi...
- Qu'est qu'on va faire ?
- D'abord se rhabiller, puis...
- Pas d'attache, je sais..."
...
Mon mobile vibre "Je suis accro... Tu passes chez moi ce soir ?".
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